Energy...The party is over?
In the past few years, the expression has been used by many people but the concept is in fact over 20 years old. Sustainable development aims to sustain economic development whilst respecting an environmental and social balance. But the concept is increasingly being challenged: the term is vague, contradictory even, and it is being used by polluters to appear environmentally conscious. Can we really talk about development in industrialised societies without jeopardising the equilibrium of ecosystems?
Energy...The party is over?
A set of 20 posters present through photographs of Yan Arthus Bertrand today’s social and environmental issues that will build those of tomorrow. Published by Good Planet foundation, they have been lent to l’Aventure du Sucre by the French Embassy in Mauritius and constitute the starting point of the exhibition.

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L'énergie, notre milieu et nous


Le XXe siècle s’est caractérisé par de nouvelles techniques de production et de distribution toujours plus performantes afin de répondre à une consommation croissante d’énergie. L’efficacité énergétique du pétrole, du charbon, du gaz naturel, du nucléaire a permis une véritable révolution technique dans les modes de vie, de déplacement, de production et de consommation.

Ces changements ont conduit l’homme à exploiter massivement des ressources naturelles accumulées dans le sol durant des millions d’années. Cependant, ces énergies dites « fossiles » existent en quantité limitée. De plus, leur utilisation intensive provoque d’importants rejets de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique.




Tout a commencé avec le soleil
Éruptions à la surface du soleil.
En une heure, le rayonnement du soleil fournit à la Terre plus d’énergie que l’humanité n’en consomme en une année.
Photo © SOHO (ESA & NASA)




Les êtres vivants et l’énergie

Baleine à bosse bondissant hors de l’eau près des côtes d’Alaska, Etats-Unis.
86 % de l’énergie utilisée par les hommes n’est pas renouvelable.
Photo © François Gohier/Bios



L’énergie au service de l’homme
Charrue tractée par un âne dans un champ en Crète, Grèce.
Dans le monde, plus d’un milliard d’agriculteurs travaillent avec des outils manuels, 2 % disposent d’un tracteur et 19 % d’un animal de trait.
Photo © Yann Arthus-Bertrand



L’énergie indispensable à la vie
Mare temporaire et dunes de Sossusvlei dans le désert du Namib, Namibie.
L’humanité s’approprie 24 % de la production primaire de biomasse, c’est-à-dire de l’énergie de la vie.
Photo © Philippe Bourseiller


L'Energie et la pollution


Les usages contemporains de l’énergie sont centrés autour de l’extraction et de l’utilisation des hydrocarbures ou du charbon par
les appareils et par les moteurs. Cette utilisation induit des rejets dans l’atmosphère, l’eau, les sols, de résidus de ces combustions. Ils prennent la forme de différents types de gaz, dont les gaz à effet de serre, de substances chimiques ou de particules comme les suies.
Ces substances peuvent s’avérer toxiques pour les hommes, les animaux et les végétaux. Pollutions sans frontières, l’accumulation de ces substances toxiques dans les écosystèmes peut avoir des impacts environnementaux pendant plusieurs années ou dizaines d’années. Il a fallu plusieurs décennies pour que les scientifiques déterminent les effets des différentes formes de pollution sur la santé. Aujourd’hui, des responsables politiques et économiques jusqu’aux citoyens, chacun connaît l’importance de faire évoluer les modes de développement adoptés depuis deux siècles.



Du charbon à la machine
Centrale thermique à Hvidovre sur la mer Baltique au Danemark.
Les centrales thermiques et le transport routier sont les principaux responsables de la pollution.
Photo © Yann Arthus-Bertrand



Une pollution sans frontières
Aéroport de Roissy Charles De Gaulle près de Paris, France.
Le transport est confronté à l’enjeu de la réduction de ses rejets polluants.
Photo © Yann Arthus-Bertrand



Quand le climat se réchauffe
Iceberg érodé dérivant dans la mer du Labrador au large du Groenland, Danemark.
Le niveau des mers pourrait augmenter d’un mètre avant 2100.
Photo © Yann Arthus-Bertrand



L'énergie à tout prix


La superficie forestière représente un peu moins de 4 milliards d’hectares, soit un tiers des surfaces émergées de la planète. Cette superficie n’est pas répartie également. Plus de la moitié de ces forêts sont situées dans seulement cinq pays, la Russie, le Brésil, le Canada, les Etats-Unis d’Amérique et la Chine.

Chaque année, 13 millions d’hectares de forêts disparaissent, soit un peu moins d’une vingtaine de terrains de football par minute. Un rythme que la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) qualifie d’ « alarmant ».

L'installation se compose d'une vingtaine de sections de troncs d'arbres, de diamètres et d'épaisseurs variables fixées au sol. Une phrase découpée dans du vinyl adhésif vient délimiter la zone des troncs coupés.



L’énergie à tout prix
Jeune plantation de palmiers à huile autour de Pundu sur l’île de Bornéo, Indonésie.
Les hommes n’ont jamais consommé autant d’énergie. Depuis 30 ans, notre planète a perdu 30 % de ses ressources vivantes.
Photo © Yann Arthus-Bertrand



Le bois et ses limites
Collines déboisées près de la frontière avec la République dominicaine, Haïti.
13 millions d’hectares de forêts naturelles disparaissent chaque année.
Photo ©Yann Arthus-Bertrand



Bilan Energétique


Pour faire marcher une voiture il faut du pétrole. Or l’approvisionnement de ce pétrole nécessite beaucoup d'énergie (pour construire et faire marcher les forages, pour transporter le pétrole...) C’est ce phénomène qui conduit à la notion de bilan énergétique. S'il faut 9 litres de pétrole pour en extraire 90 le bilan énergétique est positif. En revanche s'il faut consommer 9 litres de pétrole pour en extraire 1 le bilan énergétique est négatif.
Le défi des installations d’énergies renouvelables est aujourd’hui d’arriver à un bilan énergétique viable.



L’essor des énergies renouvelables
Biche traversant un champ de colza dans la vallée de Chevreuse, Yvelines, France.
Les agro carburants représentent environ 1 % du marché mondial des carburants liquides.
Photo © Yann Arthus-Bertrand





Le pouvoir de l’atome
Centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-eaux, Loir-et-Cher, France.
Les 443 réacteurs nucléaires du monde fournissent 16 % de l’électricité mondiale.
Photo © Yann Arthus-Bertrand



L’eau, source d’énergie
Barrage sur la rivière Ohau, île du Sud, Nouvelle-Zélande.
Dans le monde, on compte aujourd’hui près de 50 000 grands barrages.
Photo ©Yann Arthus-Bertrand



L’océan, une puissance inexploitée
Phare de Kéréon sur la côte du Finistère, France.
L’énergie des vagues et des courants façonne les côtes.
Photo © Philip Plisson



Les promesses du vent
La centrale éolienne d’Avignonnais Lauragais en Haute-Garonne, France.
La France possède le 2e potentiel éolien d’Europe, mais elle n’est que le 7e producteur européen d’énergie éolienne.
Photo © Yann Arthus-Bertrand



L’énergie du coeur de la Terre
Source chaude du Grand Prismatic dans le parc national de Yellowstone, États-Unis.
Au centre de la Terre, la température atteint 5 000 °C à 7 000 °C.
Photo © Yann Arthus-Bertrand



Pétrole: la fête est finie...


Le monde voit ses réserves en pétrole bon marché s’épuiser, avec les changements dramatiques que cela implique. Désormais, même si nos sociétés industrielles entament une conversion à des sources d’énergie alternatives, elles auront chaque année à leur disposition moins d’énergie nette pour maintenir leur niveau actuel de production et de consommation. Nous entrons dans une nouvelle ère, aussi différente de l’ère industrielle que cette dernière le fut au moyen-âge.
La courbe illustre l'état des réserves de pétrole des principaux pays exportateurs ainsi qu'une projection selon les dernières données de l'AIE (Agence Internationale de l'Energie), montrant que nous avons déjà passé le “pic pétrolier”. L'extraction deviendra de plus en plus difficile, donc coûteuse, jusqu'à épuisement complet des gisements. Cette perspective est actuellement le fond des stratégies géopolitiques des grandes puissances qui livrent une guerre à peine cachée afin d'assurrer la sécurité de leur approvisionnement en pétrole.


Économisons nos ressources
Casse d’automobiles à Saint-Brieuc dans les Côtes d’Armor, France.
Au rythme actuel, il pourrait y avoir 1 milliard d’automobiles au cours de la prochaine décennie.
Photo © Yann Arthus-Bertrand



Pétrole : la pénurie annoncée
Puits de pétrole en Californie, États-Unis.
Le monde consomme en 6 semaines autant de pétrole qu’il en a consommé en 1 an en 1950.
Photo ©Yann Arthus-Bertrand





Des énergies sources de conflits
Puits de pétrole en feu pendant la Guerre du Golfe en 1991 au Koweit.
Depuis 2002, le prix du baril de pétrole a été multiplié par cinq.
Photo © Stéphane Compoint


L’énergie, des ressources mal réparties
Vue de la planète Terre la nuit.
Un habitant des pays développés consomme 7 fois plus d’électricité qu’un habitant des pays en développement.
Photo © NASA GSFC et Christopher Elvidge de NOAA NGDC
Image par Craig Mayhew et Robert Simmon, la NASA GSFC.
Copyright L'Aventure du sucre 2008
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